Risques psychosociaux (RPS) : reconnaître les signaux faibles avant qu’ils ne s’installent
Au début, il n’y a rien de spectaculaire : pas de crise ouverte, pas de conflit majeur, pas d’arrêt maladie en cascade.
Juste des détails.
Un collaborateur impliqué qui se fait plus discret. Une équipe qui “fait le job”, sans vraiment y croire.
Un manager qui te dit : « Ça va… mais c’est plus compliqué qu’avant. »
Rien d’alarmant, en apparence.
Et pourtant, c’est ce qu’on appelle les « signaux faibles » en matière de risques psychosociaux (RPS).
Quand la pression devient la norme dans l’entreprise
Dans beaucoup d’organisations, la pression s’installe progressivement : objectifs plus élevés, délais plus serrés, réorganisations successives, manque de temps pour prendre du recul.
Chacun s’adapte. Chacun fait de son mieux. Et comme “tout le monde tient”, on continue.
Jusqu’au moment où : les tensions deviennent habituelles, l’absentéisme augmente sans cause évidente, les managers s’épuisent à maintenir l’équilibre, un burn-out survient… sans que personne ne l’ait vu venir
C’est souvent à ce moment-là qu’une phrase revient :« On ne s’en est pas rendu compte à temps. »
Les risques psychosociaux ne sont pas un manque de motivation
Parler de RPS, ce n’est pas : remettre en cause l’engagement des équipes, ni chercher des responsables, ni pointer des failles individuelles
Au contraire.
Les risques psychosociaux apparaissent fréquemment dans des entreprises qui veulent bien faire et sont engagées dans leur développement tout en évoluant dans un contexte exigeant
Ce ne sont pas des problèmes de volonté.
Ce sont des déséquilibres organisationnels et humains qui s’installent en silence.
“Est-ce que les RPS nous concernent vraiment ?”
C’est une question que se posent beaucoup de dirigeants, de RH et de managers.
Et la réponse n’est jamais simple.
Dans les entreprises que j’accompagne, une analyse des risques psychosociaux devient pertinente lorsque :
-
les signaux faibles sont là, mais difficiles à formuler
-
les managers sentent que quelque chose se joue, sans pouvoir le nommer
-
la performance est présente, mais au prix d’une fatigue croissante
-
les tensions deviennent “normales”
Si vous vous reconnaissez dans une ou plusieurs de ces situations, la question n’est peut-être pas “est-ce trop tôt ?”,
mais plutôt “qu’est-ce qui se passe si on attend encore ?”
Prévenir les risques psychosociaux, avant que la situation ne se dégrade
La prévention des risques psychosociaux ne se résume pas à une obligation légale ou à une procédure.
C’est avant tout un temps de compréhension pour :
-
mettre des mots sur ce que vivent réellement les équipes
-
identifier les facteurs de tension spécifiques à l’organisation
-
redonner de la clarté aux managers
-
agir avant que les difficultés ne s’installent durablement
C’est aussi un message fort envoyé aux collaborateurs : « Ce que vous vivez compte. »
Faire le point sur les risques psychosociaux, sans jugement
Il n’y a pas toujours urgence.
Mais il y a souvent un moment juste pour s’arrêter et regarder la situation avec lucidité.
Si cet article fait écho à votre réalité actuelle, je vous propose un premier échange confidentiel et sans engagement,
pour faire le point sur les risques psychosociaux dans votre organisation.
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